Etanchéité et assèchement des murs

assèchement des murs Etanchéité et assèchement des murs

BARRIÈRE ÉTANCHE A LA BASE DES MURS

L’efficacité théorique de ce procédé est remarquable. En effet, si on sectionne les murs horizontalement et qu’on place une barrière étanche coupant le réseau capillaire, la migration ascendante de l’eau sera définitivement stoppée. La réalisation de la barrière étanche peut être faite de deux manières, soit mécaniquement par sciage des murs, soit par injection dans la maçonnerie de produits imperméabilisants.

Sciage du mur

On réalise avec une tronçonneuse à disque des sections alternées. On place dans les sections sur la largeur du mur une feuille imperméable et résistante (ex. : feuille de plomb).

De sections alternées en sections alternées, le mur aura été entièrement sectionné et les feuilles de plomb, soudées entre elles au niveau des raccords formeront la barnère étanche.

Cette technique est évidemment très onéreuse. Elle n’est signalée que pour mémoire.

Injection d’imperméabilisants

Injectés dans les maçonneries, les produits imperméabilisants doivent colmater les vaisseaux capillaires et ainsi arrêter l’humidité ascensionnelle.

Pour la mise en œuvre du produit qui peut se faire soit par gravité, soit sous pression, on commence par forer dans le mur des trous d’une quinzaine de centimètres, espacés en quinconce. A partir de ces trous inclinés vers le bas, le produit imperméabilisant se diffuse soit gravitairement puis par capillarité, soit sous l’effet de la pression d’injection.

EXTRACTION DE L’EAU DES MURS

Les procédés correspondants ont pour objectif de provoquer l’évacuation de l’eau des murs.

Les siphons atmosphériques

Les procédés les plus anciens sont les siphons atmosphériques dont la section triangulaire protégée par une grille en laiton est un élément familier des bases des maçonneries des monuments historiques.

Peut-être l’utilisation des siphons s’est-elle développée grâce à cette référence monumentale car, outre qu’il semble n’exister aucune théorie explicative de leur fonctionnement, on ne peut s’empêcher d’observer que dans la plupart des cas où ils sont bien visibles, les traces de l’humidité ascensionnelle qui le sont plus encore, ne plaident pas pour leur efficacité.

L’électro-osmose

Sous l’influence d’un champ électrique, on peut faire passer un liquide à travers un corps poreux saturé d’eau. C’est le principe de l’électroosmose.

L’assèchement par électro-osmose se fait en plaçant une prise de terre (cathode) dans le sol humide, puis en fixant des sondes dans des trous forés dans le mur et reliées entre elles par un fll métallique (anode); anode et cathode sont reliés par un conducteur. La différence de potentiel entre anode et cathode peut, soit résulter du choix de métaux différents, soit être obtenue par tout autre moyen.

L’eau du mur va théoriquement se déplacer de l’anode à la cathode et le flux capillaire étant inversé, le mur va être asséché.

Cet assèchement est réversible et 1’humidité ascensionnelle reprend ses droits lorsque le courant est interrompu.

L’assèchement par électro-osmose semble avoir donné de bons résultats.

L’électro-osmose phorèse

C’est un développement du procédé de l’électroosmose auquel on ajoute des produits de phorèse injectés dans le mur et qui obturent les pores et les capillaires.

L’assèchement par électro-osmose phorèse serait irréversible et les électrodes pourraient être débranchées après une période de fonctionnement de 1’ordre de 2 ans.

L’électro-osmose phorèse a donné de bons résultats mais son coût est élevé.